Francis Poulenc

La Voix humaine

Opéra national de Paris | Krzysztof Warlikowski, stage direction
Esa-Pekka Salonen, conductor (2015 production); Ingo Metzmacher (2018 production)


“Noir, le tableau s’achève sur la magistrale entrée sur scène d’une Barbara Hannigan titubant sur de vertigineux stilettos, belle annonce de la performance hallucinée d’une sublime drama queen.”
“forte d’une présence scénique incomparable, d’une voix idéale pour le rôle – timbre clair, diction raffinée, vibrato mesuré”

Bachtrack, 19 March 2018

“Quant à Barbara Hannigan, qui porte sur ses épaules le monologue de Cocteau et Poulenc, Warlikowski fait d’elle ce qu’il veut: avec son maquillage défait et ses chevilles tordues par les talons aiguilles, elle chante couchée ou en rampant, poussant à l’extrême sa capacité à exprimer la folie. C’est l’opéra au plus haut niveau de fusion entre musique et théâtre.”

Le Figaro, 25 November 2015

“La terrifiante, parfois meme bestiale, incarnation de la jalousie par Barbara Hannigan aurait suffi. Star de la scène lyrique et performeuse hors norme, Barbara Hannigan joue une femme hystérique, désespérée et hors d’elle, qui vient de tirer sur son amant. …La voix sensuelle de la chanteuse canadienne, d’une douceur de miel, semble au départ se perdre dans un espace trop grand pour elle, face à l’orchestre plutôt musclé de Poulenc. Mais cette immense artiste va peu à peu magnétiser les regards et l’écoute, à la faveur de l’expressivité de son jeu et de sa voix, agile et flexible. “

Le Monde, 26 November 2015

“Barbara Hannigan is simply extraordinary in the Poulenc. Brittle and twitchy, her character manages to sing delicately, lyrically whilst appearing on the very edge of a nervous breakdown. A true tragédienne, she switches from tenderness to violence to distraction in an instant – her “je deviens folle!” a gorgeous cry. This is a soloist at the peak of her career. Her high notes are heartbreaking, her pronunciation is flawless; her timbre shades from bell-clear to dark and warm. As she sung her last, hoarse “t’aime” into the barrel of a gun, it seemed the Palais Garnier had stopped breathing.”

Bachtrack.com, 25 November 2015

“Prodigieuse, fabuleuse, ensorceleuse Barbara Hannigan, qui, étendue à terre ou debout, assise ou pelotonnée, forte ou anéantie, lucide ou dévastée de chagrin, va nous tenir en haleine une heure durant. Et sans téléphone, devenu superflu ! Sans autre accessoire que ce revolver — « Je ne saurais pas acheter un revolver, tu ne me vois pas achetant un revolver » confie-t-elle, dans un mensonge au deuxième degré devenu la vérité. Et sans autre alibi à son monologue que « ces courtes phrases de Cocteau si logiques, si humaines, si chargées d’incidences » comme l’écrivait Poulenc à Aragon. Krzysztof Warlikowski prend à la lettre le texte de Cocteau, son récit d’un meurtre à distance, d’un crime parfait. Et le restitue intégralement, rétablissant l’« épisode du chien », qu’à la demande de Denise Duval, créatrice de l’œuvre, Poulenc avait retranché. Mieux qu’un dialogue à une voix ou un soliloque entre deux correspondants, La Voix humaine devient une scène de la folie. Hallucinante et hallucinée. Sur la corde raide du plus poignant suspens. Pour respecter ce suspens, on ne révélera pas le retournement final, qui abat ce dessous des cartes que suggère la musique de Poulenc, entre « valse triste » et « flash de jazz band ». Mais l’accord final n’a jamais retenti d’un claquement aussi tragique.”

Concertclassic.com, 25 November 2015

“Star de la scène lyrique et performeuse hors norme, Barbara Hannigan joue une femme hystérique, désespérée et hors d’elle, qui vient de tirer sur son amant. … La voix sensuelle de la chanteuse canadienne, d’une douceur de miel, semble au départ se perdre dans un espace trop grand pour elle, face à l’orchestre plutôt musclé de Poulenc. Mais cette immense artiste va peu à peu magnétiser les regards et l’écoute, à la faveur de l’expressivité de son jeu et de sa voix, agile et flexible.”

Resmusica.com, 30 November 2015

“Barbara Hannigan ist die oszillierende Stimme von „La Voix humanine“ – fragend und klagend, geschmeidig und verzweifelt, von Erinnerungen und von (trügerischen) Hoffnungen getrieben, fordernd und liebeshungrig bis zur Fortissimo-Grenze. Die einsame Akteurin kommt ohne Fünfzigerjahre-Telefon aus und ohne Strippe. Die Kamera beobachtet sie von senkrecht oben, die Aufzeichnungen werden direkt auf die Rückwand des nur mit einem Designer-Sofa und einer Kommode möblierten Riesenzimmers übertragen. Man sieht, wie sich die Sopranistin zum Sofa schleppt und robbt. …”
Kein Zweifel: Man hatte in Paris jetzt das Vergnügen und fast lebensechtes Mitleid mit einem Goldkehlchen. Wohl aber mit noch viel mehr: Mit der belastbarsten und effizientesten Sängerdarstellerin der Gegenwart, die bislang den Versuchungen des Wagner-Dröhnens widerstanden hat und konsequent der Moderne des 20. und 21. Jahrhunderts zugetan bleibt. Sie erweist sich, was für eine Hoffnungsträgerin großen Formats so wichtig ist, als geistig, stimmlich und körperlich beweglich.”

Neue Musikzeitung, 26 November 2015

“Dans le Poulenc, Barbara Hannigan, une fois de plus impressionnante de présence et d’intensité dramatique, incarne avec la violence voulue cette femme blessée que Warlikowski fait meurtrière. Maître des demi-teintes et de la transparence orchestrale, Esa-Pekka Salonen transforme sa baguette en un infaillible oscillographe des sentiments. Magique.”

Les Echos, 26 November 2015

“« Elle » a le corps flexible, la voix aérienne de Barbara Hannigan, cette soprano canadienne rare qui crée un choc chaque fois qu’elle apparaît sur scène et s’y fait entendre … Sa présence hypnotique occupe l’espace, magnétise tout autour d’elle, traverse la salle. Sa voix se moule et coule dans toutes les inflexions de la musique et des mots.”

WebTheatre.fr, 25 November 2015

“…enfin, la plus impressionnante sans doute, la soprano canadienne Barbara Hannigan, seule dans “La voix humaine” de Poulenc. Marchant difficilement sur ses talons trop hauts, “Elle” est une femme en déséquilibre, plus souvent à terre que debout, ou appuyée sur le canapé. Fragile malgré sa force de volonté, entre l’élégance d’une Gena Rowland dans “Une femme sous influence” et l’abandon d’une Anna Thomson dans “Sue perdue à Manhattan” d’Amos Kollek.”

Culturebox France, 24 November 2015

“Car au moment même où Barbe Bleue sombre avec ses quatre épouses dans la pénombre de son château rendu à l’obscurité, apparaît, ravagée, titubante, la triste héroïne de “La Voix humaine”. Barbara Hannigan, toujours remarquable comédienne, toujours engagée dans des aventures artistiques où d’autres ne se risqueraient pas, Barbara Hannigan fait merveille dans ce rôle de femme abandonnée et toujours amoureuse, sans doute toujours aimée, mais probablement délaissée pour un parti plus honorable ou plus avantageux. … Ravagée, pathétique, héroïque aussi dans sa façon de masquer sa douleur, avant que celle-ci, insupportable, éclate enfin et qu’elle en dévoile l’ampleur à son amant, elle renvoie chacun des spectateurs aux chagrins les plus insoutenables si bien évoqués dans le texte de Jean Cocteau.”

Nouvel Observateur, 26 November 2015

“L’interprétation de Barbara Hannigan est stupéfiante. La soprane canadienne qui joue autant de son corps que de sa voix se tord de douleur, incarne avec une vérité sidérante le chagrin d’amour.”

FranceInfo.com, 24 November 2015



Her light and bright soprano illuminating her dreams in perfect French with impeccable musicianship.
A total, spectacular performance.Opera Today