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  ..... Les deux pièces restantes en effet avaient été bien choisies pour compléter ce programme. On allait pouvoir se secouer un peu, raviver nos esprit. Renard tout d’abord, cette fable composée pour le salon de la princesse de Polignac, qui montre encore quel grand compositeur était Stravinsky.
Implacable, il résume son discours au strict nécessaire : pas de gratuité, pas une note en trop, tout n’est qu’efficacité au service de l’émotion. Les interprètes ont un plaisir évident à jouer cette pièce, à l’image du cymbaliste, hilare mais impeccable.
Les quatre chanteurs dont la voix est mise à rude épreuve s’en sortent avec les honneurs, sous la conduite énergique et bienveillante de Barbara Hannigan.
Un sacré bout de femme, cette Barbara Hannigan, qui allait nous montrer l’éventail de ses talents dans le Ligeti suivant. Pensez donc, la voilà qui arrive sur scène, toute de cuir vêtue et coiffée d’une sombre perruque, pour chanter et diriger. Plus de pupitre, plus de partition, elle prend à bras le corps ces Mystères et nous donne une performance proprement ébouriffante, avec la complicité de ses musiciens.
La timbalière froisse une grande feuille de papier, donne des coups de sifflet, le pianiste se met soudain à hurler « What is going on ?, pendant que la soprano multiplie les prouesses vocales et enchaîne les répliques absurdes ou grivoises tout en battant la mesure avec un aplomb formidable. C’est parfaitement décousu – c’est tout bonnement jouissif, et cela nous emmène dans un ailleurs fantaisiste, bien loin des fauteuils rembourrés du Châtelet, et certainement à mille lieu de l’ennui conventionnel.
Etiennes Comes, 22/02/2011
ResMusica
 
 
 
  In the first half of the concert Hannigan conducted Igor Stravinsky’s Renard for two tenors, two basses and orchestra. This vividly stuttering and jesting piece is no easy task for any conductor, but with clear and exact beats Hannigan brilliantly kept it together. And the best part was that Hannigan created a hilarious burlesque story out of the unhappy destiny of the fox, where deceptive monks, puffed up little tyrants, and raw characters got what they deserved.
Helsinki Sanomat
January 17, 2011
 
     
 




 
 

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