RECENT PERFORMANCES


FRANCIS POULENC

La Voix humaine

Opéra national de Paris | Krzysztof Warlikowski, stage direction | Esa-Pekka Salonen, conductor


“Quant à Barbara Hannigan, qui porte sur ses épaules le monologue de Cocteau et Poulenc, Warlikowski fait d’elle ce qu’il veut: avec son maquillage défait et ses chevilles tordues par les talons aiguilles, elle chante couchée ou en rampant, poussant à l’extrême sa capacité à exprimer la folie. C’est l’opéra au plus haut niveau de fusion entre musique et théâtre.”

Le Figaro, 25 November 2015

“La terrifiante, parfois meme bestiale, incarnation de la jalousie par Barbara Hannigan aurait suffi. Star de la scène lyrique et performeuse hors norme, Barbara Hannigan joue une femme hystérique, désespérée et hors d’elle, qui vient de tirer sur son amant. …La voix sensuelle de la chanteuse canadienne, d’une douceur de miel, semble au départ se perdre dans un espace trop grand pour elle, face à l’orchestre plutôt musclé de Poulenc. Mais cette immense artiste va peu à peu magnétiser les regards et l’écoute, à la faveur de l’expressivité de son jeu et de sa voix, agile et flexible. ”

Le Monde, 26 November 2015

“Barbara Hannigan is simply extraordinary in the Poulenc. Brittle and twitchy, her character manages to sing delicately, lyrically whilst appearing on the very edge of a nervous breakdown. A true tragédienne, she switches from tenderness to violence to distraction in an instant – her “je deviens folle!” a gorgeous cry. This is a soloist at the peak of her career. Her high notes are heartbreaking, her pronunciation is flawless; her timbre shades from bell-clear to dark and warm. As she sung her last, hoarse “t’aime” into the barrel of a gun, it seemed the Palais Garnier had stopped breathing.”

Bachtrack.com, 25 November 2015

“Prodigieuse, fabuleuse, ensorceleuse Barbara Hannigan, qui, étendue à terre ou debout, assise ou pelotonnée, forte ou anéantie, lucide ou dévastée de chagrin, va nous tenir en haleine une heure durant. Et sans téléphone, devenu superflu ! Sans autre accessoire que ce revolver — « Je ne saurais pas acheter un revolver, tu ne me vois pas achetant un revolver » confie-t-elle, dans un mensonge au deuxième degré devenu la vérité. Et sans autre alibi à son monologue que « ces courtes phrases de Cocteau si logiques, si humaines, si chargées d’incidences » comme l’écrivait Poulenc à Aragon. Krzysztof Warlikowski prend à la lettre le texte de Cocteau, son récit d’un meurtre à distance, d’un crime parfait. Et le restitue intégralement, rétablissant l’« épisode du chien », qu’à la demande de Denise Duval, créatrice de l’œuvre, Poulenc avait retranché. Mieux qu’un dialogue à une voix ou un soliloque entre deux correspondants, La Voix humaine devient une scène de la folie. Hallucinante et hallucinée. Sur la corde raide du plus poignant suspens. Pour respecter ce suspens, on ne révélera pas le retournement final, qui abat ce dessous des cartes que suggère la musique de Poulenc, entre « valse triste » et « flash de jazz band ». Mais l’accord final n’a jamais retenti d’un claquement aussi tragique.”

Concertclassic.com, 25 November 2015

“Star de la scène lyrique et performeuse hors norme, Barbara Hannigan joue une femme hystérique, désespérée et hors d’elle, qui vient de tirer sur son amant. … La voix sensuelle de la chanteuse canadienne, d’une douceur de miel, semble au départ se perdre dans un espace trop grand pour elle, face à l’orchestre plutôt musclé de Poulenc. Mais cette immense artiste va peu à peu magnétiser les regards et l’écoute, à la faveur de l’expressivité de son jeu et de sa voix, agile et flexible.”

Resmusica.com, 30 November 2015

“Barbara Hannigan ist die oszillierende Stimme von „La Voix humanine“ – fragend und klagend, geschmeidig und verzweifelt, von Erinnerungen und von (trügerischen) Hoffnungen getrieben, fordernd und liebeshungrig bis zur Fortissimo-Grenze. Die einsame Akteurin kommt ohne Fünfzigerjahre-Telefon aus und ohne Strippe. Die Kamera beobachtet sie von senkrecht oben, die Aufzeichnungen werden direkt auf die Rückwand des nur mit einem Designer-Sofa und einer Kommode möblierten Riesenzimmers übertragen. Man sieht, wie sich die Sopranistin zum Sofa schleppt und robbt. …”
Kein Zweifel: Man hatte in Paris jetzt das Vergnügen und fast lebensechtes Mitleid mit einem Goldkehlchen. Wohl aber mit noch viel mehr: Mit der belastbarsten und effizientesten Sängerdarstellerin der Gegenwart, die bislang den Versuchungen des Wagner-Dröhnens widerstanden hat und konsequent der Moderne des 20. und 21. Jahrhunderts zugetan bleibt. Sie erweist sich, was für eine Hoffnungsträgerin großen Formats so wichtig ist, als geistig, stimmlich und körperlich beweglich.”

Neue Musikzeitung, 26 November 2015

“Dans le Poulenc, Barbara Hannigan, une fois de plus impressionnante de présence et d’intensité dramatique, incarne avec la violence voulue cette femme blessée que Warlikowski fait meurtrière. Maître des demi-teintes et de la transparence orchestrale, Esa-Pekka Salonen transforme sa baguette en un infaillible oscillographe des sentiments. Magique.”

Les Echos, 26 November 2015

“« Elle » a le corps flexible, la voix aérienne de Barbara Hannigan, cette soprano canadienne rare qui crée un choc chaque fois qu’elle apparaît sur scène et s’y fait entendre … Sa présence hypnotique occupe l’espace, magnétise tout autour d’elle, traverse la salle. Sa voix se moule et coule dans toutes les inflexions de la musique et des mots.”

WebTheatre.fr, 25 November 2015

“Car au moment même où Barbe Bleue sombre avec ses quatre épouses dans la pénombre de son château rendu à l’obscurité, apparaît, ravagée, titubante, la triste héroïne de “La Voix humaine”. Barbara Hannigan, toujours remarquable comédienne, toujours engagée dans des aventures artistiques où d’autres ne se risqueraient pas, Barbara Hannigan fait merveille dans ce rôle de femme abandonnée et toujours amoureuse, sans doute toujours aimée, mais probablement délaissée pour un parti plus honorable ou plus avantageux. … Ravagée, pathétique, héroïque aussi dans sa façon de masquer sa douleur, avant que celle-ci, insupportable, éclate enfin et qu’elle en dévoile l’ampleur à son amant, elle renvoie chacun des spectateurs aux chagrins les plus insoutenables si bien évoqués dans le texte de Jean Cocteau.”

Nouvel Observateur, 26 November 2015

“L’interprétation de Barbara Hannigan est stupéfiante. La soprane canadienne qui joue autant de son corps que de sa voix se tord de douleur, incarne avec une vérité sidérante le chagrin d’amour.”

FranceInfo.com, 24 November 2015

“…enfin, la plus impressionnante sans doute, la soprano canadienne Barbara Hannigan, seule dans “La voix humaine” de Poulenc. Marchant difficilement sur ses talons trop hauts, “Elle” est une femme en déséquilibre, plus souvent à terre que debout, ou appuyée sur le canapé. Fragile malgré sa force de volonté, entre l’élégance d’une Gena Rowland dans “Une femme sous influence” et l’abandon d’une Anna Thomson dans “Sue perdue à Manhattan” d’Amos Kollek.”

Culturebox France, 24 November 2015


CLAUDE VIVIER

Lonely Child

Wiener Philharmoniker | Sir Simon Rattle, conductor


“Die Sopranistin Barbara Hannigan bewältigte intonationsrein die ungewöhnlichen Gesangstechniken und artifiziellen Artiklationsweisen des Werks.”

Wiener Zeitung, 30 May 2015

“Und wie sie sich zuvor bei Claude Vivier’ “Lonely Child” – mit dem schön timbrierten Soprano Barbara Hannigan – in eine melodisch eindrucksvoll dahinschreitended, sich wandelnde, singende Musikwelt begaben. Ein mituntergregorianisch anmutender, farblich dichter Klankosmos!”

Kronen Zeitung, 30 May 2015

“In den irisierenden Farbwirkungen von Claude Viviers Lonely Child war der Maestro ganz in seiner Welt und ließ das Orchester die schlichten melodischen Linien des Solosoprans der berückenden Barbara Hannigan leuchtend umhüllen: eine imaginäre Traumwelt, traumhaft gespielt.”

Daniel Ender, Der Standard, 27 May 2015

“Im ersten Teil erklang Lonely Child für Sopran und Kammerorchester von Claude Vivier, mit der auf zeitgenössische Werke spezialisierten Barbara Hannigan als Solistin. […] Hannigan sang das komplexe Werk auswendig – und das großartig, mit sehr viel Feingefühl.”

Luise Hahn, Kurier, 28 May 2015


MAGNUS LINDBERG

Accused

three interrogations for soprano and orchestra

world première
London Philharmonic Orchestra | Vladimir Jurowski, conductor


“Contemporary music expert Barbara Hannigan was back for her latest stab at the near-impossible… the soprano has to skip through the words, perform somersaults of vocal agility and trip the high wire on top Es. Hannigan dazzled.”

Financial Times, 31 January 2015

“Phemonenal… [Hannigan] handles the coloratura writing with her usual nonchalant, silvery ease”

Andrew Clements, The Guardian, 30 January 2015

“Barbara Hannigan, today’s go-to singer for fiendish new music, sings the words of both interrogator and accused (whether male or female), flicking her silvery soprano around the vocal stratosphere and sometimes barely pausing for breath”

Niel Fisher, The Times, 30 January 2015

“Barbara Hannigan, we all know, is game for anything. This Canadian soprano with the pearliest tones and the dramatic instincts of a Sarah Bernhardt can find beauty and meaning in almost every contemporary composer’s barbed wire.”

Geoff Brown, The Arts Desk, 29 January 2015


W.A. Mozart

DON GIOVANNI

La Monnaie, Brussels
role: Donna Anna
Ludovic Morlot, conductor | Krzysztof Warlikowski, stage director


“Barbara Hannigan (Donna Anna), a new music specialist and frequent collaborator with Warlikowski, is a consummate musician and hypnotic performer.”

Classical Voice America, December 2014

“De Canadese sopraan Barbara Hannigan is een verbluffende actrice met een grote muzikale intelligentie en een lijf dat zich geloofwaardig van gulzige verleidster tot uitgewoond meisje laat omboetseren. Via Hannigan trekt Warlikowski in Don Giovanni de Lulu naar binnen die Hannigan twee jaar geleden onnavolgbaar creëerde in De Munt, het diabolische, meervoudig misbruikte kindvrouwtje dat al haar echtgenoten vernietigt totdat het zelf ten prooi valt aan Jack the Ripper. Wie Hannigan en Warlikowski een beetje kan en wil volgen weet waarom er voor Donna Anna geen ander alternatief voor zelfdestructie is dan Don Ottavio te vermoorden.”

Staalkaart.be, December 2014

“Opnieuw een staaltje van disturbing regie zien we wanneer Donna Anna (door de Canadese sopraan Barbara Hannigan) een prachtige rondo zingt “Bedaar je kwellingen als je niet wil dat ik van verdriet sterf”, waarvoor ze terecht een bravo krijgt.”

Concertnews.be, December 2014

“En Donna Anna, la grande Barbara Hannigan réalise avec maestria le portrait outré d’hystérique imaginé par le metteur en scène”

Le Figaro, Christian Merlin, 05 December 2014

“Vor allem für Barbara Hannigan gibt es keine Grenzen. Die ist erstklassiges Modell, Bühnenathletin, Augenweide und Koloraturkünstlerin in einem.”

Online Musik Magazin, Roberto Becker, 04 December 2014

“the remarkable Barbara Hannigan acted superbly and sang the allegro of ‘Non mi dir’ with exciting accuracy”

Opera Magazine, March 2015

“Barbara Hannigan geeft aan Donna Anna een destructieve passie mee die je nog nooit hebt gezien.”

De Morgen, Belgium, 5 December 2014

“Mais on passe tout au Commandeur classieux de Willard White ainsi qu’à la superlative Anna de Barbara Hannigan…”

Le Monde, Marie-Aude Roux, 13 December 2014

“Weil die in Brüssel von Barbara Hannigan gespielt wird, könnte sie hier auch Donna Lulu heißen. Es ist einfach atemberaubend, wie sie deren dunkle, verzweifelte Seite ans Licht bringt.
Barbara Hannigan zu hören, ist von den auch in schwierigster Lage sicher geführten Spitzen abgesehen, zwar keine Donna Anna Erleuchtung. Sie dabei aber spielen zu sehen, eine Sensation. Eine Verführungsattacke schlechthin, die die Männer verunsichern muss. Und mit Recht.

Wiener Zeitung, Joachim Lange, 04 December 2014

“Wie erotisch Mozarts Musik ist, wie sie in lendenstossartigen Rhythmen oftmals pulsiert, macht die genialische Gesamtkünstlerin Barbara Hannigan als Donna Anna immer deutlich, wenn sie zum wütende Sex ihre Arien singt und jede Hohenkoloratur ein Lustlaut ist.”

Deutschlandfunk, Christoph Schnitz, December 2014

“Avec des acmés dans le sublime, à l’image de l’aria final de Donna Anna, incarnée par l’immense Barbara Hannigan, allongée, jambes ouvertes et offertes à la bouche d’Ottavio qui se glisse sous sa robe, fondant son chant avec les spasmes de l’orgasme.”

Les InRocks, Paris, Fabienne Arvers, 16 December 2014

“Barbara Hannigan als Donna Anna is fabuleus. Loepzuivere stem.”

Knack Focus, Guido Lauwaert, December 2014

“Barbara Hannigan, frémissante Donna Anna”

La Croix, 04 December 2014

“Barbara Hannigan confère son soprano agile à une Donna Anna époustouflante de présence scénique”

La Voix du Luxembourg, 04 December 2014

“Afwijkend is ook de sterk uitgewerkt rol voor Donna Anna, waar een über-actrice als Barbara Hannigan best weg mee met. Deze athletische, verbluffende sopraan was eerder al de Lulu in Warlikowski’s enscenering in De Munt.”

De Standaard, 04 December 2014

“..steht die grandiose Barbara Hannigan plotzlich da, Mini bis zu den Achselhöhlen, High Heels, die arme voller Margeriten. Eine eisige Schönheit und Hysterikerin, der es wede um Wut oder Rache geht noch um den gemeuchelten Vater, sondern einzig darum, im Rampenlicht zu stehen.”

Die Zeit, 04 December 2014

“grandiose Performerin auf der Bühne”

NZZ, Peter Hagman, 05 December 2014

“theatraal grootse, geweldig schaamteloze Donna Anna”

NRC Handelsblad, 04 December 2014

“Die kanadische Sopranistin Barbara Hannigan verkörperte die Rolle der Donna Anna vollendet und dominierte mit ihrem zeitweise dramatischen Sopran oft die Szene.”

Huffington Post, 12 December 2014

Alban Berg

WOZZECK FRAGMENTS

Tonhalle-Orchester Zürich| David Zinman, conductor

“Und mittendrin der gertenschlanke, helle Sopran von Barbara Hannigan. Mit ungeheurem Nachdruck versah die kanadische Sängerin, eine Spezialistin der neuen Musik, den Part der Marie und, im dritten Abschnitt, den kurzen Auftritt ihres Kindes nach dem Tod von Vater und Mutter. Ihre primäre Stärke ist das Agile, das fast instrumental Präzise; in dem vollen Ton Alban Bergs aber zeigte sie, wie sie das Unschuldige in ihrem Timbre in eine kaum zu fassende menschliche Tragik umschlagen lassen kann. Beim Lucerne Festival, wo sie als ‘Artiste étoile’ eingeladen ist, wird man dieser Ausnahmesängerin bald wieder begegnen können.”

Neue Zürcher Zeitung, Peter Hagmann, 16 June 2014

“So, wie das Tonhalle-Orchester und die kanadische Sopranistin Barbara Hannigan am Eröffnungskonzert der Zürcher Festspiele diese Bruchstücke interpretierten, versteht man sofort, weshalb damals die Leute auf die neue Oper des berüchtigten Komponisten neugierig wurden. Wir sehen alles zugleich gestochen scharf: den Suff, die Eifersucht, die auseinanderdriftende Marschkapelle und das Zerbrechen eines Menschen.
Barbara Hannigan singt mit einer kontrollierten Impulsivität, die aus den Bruchstücken ein mal von fiebriger, mal von zarter Emotion durchglühtes Ganzes macht. Sie ist verbittert und verblüht. Verzweifelt und verliebt! Sie ist verwirrt und verletzt, verkauft und versetzt. Ihre Stimmte bleibt dabei auf natürliche Weise intakt, und die Linien klingen wie mit dem Silberstift gezogen.”

Tages-Anzeiger, Tom Hellat, 16 June 2014

“Es sind drei Szenen der Marie, für die in Zürich die fantastische kanadische Sopranistin Barbara Hannigan gewonnen werden konnte. Ihrer detailreichen, auch sprachlich höchst differenzierten Interpretation hätte man gerne länger zugehört”

Die Südostschweiz, Reinmar Wagner, 16 June 2014


Berliner Philharmoniker| Simon Rattle, conductor

“But this did offer a tantalising glimpse of the Canadian soprano Barbara Hannigan, whose command of contemporary idioms, extraordinary stage presence and vocal glories have been much in the spotlight recently (notably in George Benjamin’s opera Written on Skin). Orchestra and singer performed with close attention to each strand of sound and the dramatic implication of every syllable, Hannigan seemingly possessed by the character of the desperate Marie.”

The Independent, Jessica Duchen, 02 September 2013


Unsuk Chin

Le silence des sirènes

Berliner Philharmoniker| Simon Rattle, conductor

“Ähnlich eindrucksvoll verschmolz zuvor Barbara Hannigans Sopran mit dem Orchester.”
“(Chin) erfindet dabei eine sirenenhaft betörende Musik, die die Verschleierung will zwischen Instrumentenklang und Gesang. Am Ende schnappt die Solistin nur noch stumm mit dem Mund; es wirkt nun so, als würden Hannigans Mund die gläsernen Klänge des Orchesters entweichen. Der Beifall für das Stück war groß, was mit der phänomenalen Hannigan ebenso zu tun haben dürfte wie mit Unsuk Chins wundervoll tausendfarbiger Musik.”

Berliner Zeitung, Clemens Haustein, 26 June 2015

“Die alles überstrahlende Diva des Abends aber ist Barbara Hannigan. Aus der Tiefe des philharmonischen Raums dringt ihr gleißender Sopran am Beginn von Unsuk Chins „Le Silence des Sirènes“, das sie 2014 gemeinsam mit Rattle beim Lucerne Festivaluraufgeführt hat. Homers Original sowie James Joyces „Ulysses“ hat die koreanische Komponistin darin verarbeitet, aber eben auch Kafkas Brechung des Sirenenmythos, bei dem die weiblichen Wunderwesen absichtsvoll schweigen.
Im Aufgang zu Block A hat sich Barbara Hannigan versteckt, sendet von dort lockende, gutturale Melismen in den Saal. Als sie dann auftaucht, in ihrer Loreley-Lockenpracht, denkt sie gar nicht ans Verstummen, sondern strebt der Bühne zu, wo das Orchester sie mit flirrendem Klanggewirk umgibt. Aus der virtuosen Koloraturperformance fallen zwei Worte, „sweetheart, goodbye“, sonst bleibt alles purer Klang: eine herrlich sinnliche, zirzensische Angelegenheit, für die man getrost die Wachspropfen aus den Ohren nehmen kann.”

Der Tagesspiegel, Frederik Hanssen, 26 June 2015

“Für die kanadische Stimmakrobatin Barbara Hannigan bietet sich dadurch die Gelegenheit, Wunderliches zu vollbringen. Sie gurrt und flötet, zirpt und raunt. Sie zitiert aus Homers ‚Odyssee‘ und James Joyces ‚Ulysses‘. Sie schwingt sich in übersinnliche Höhen, schlägt Haken, saust pfeilschnell durch die Gegend.”

Berliner Morgenpost, Felix Stephan, 26 June 2015


world première
Lucerne Festival Academy Orchestra | Simon Rattle, conductor

Le Silence des Sirènes is Unsuk Chin’s dazzling reflection on Homer’s formidable femmes fatales. Saturday’s world premiere of this gem, a Roche commission, marked a turning point for the Lucerne Festival.”
“Hannigan’s theatrical energy, her effortless heights and unearthly precision all become part of a seductive whole; and then there is a sense of childlike joy and wonder in Chin’s sonic explorations. Le Silence des Sirènes is a great piece.”

* * * * * (5 out of 5 stars)
Financial Times, Shirley Apthorp, 26 August 2014


she is a very, very great stroke of luck in the opera businessSüddeutsche Zeitung