3e Scène: C’est presque au bout du monde

lulu2 lulu2 BEHIND THE SCENES, MULTIMEDIA

Like many of his generation, filmmaker Mathieu Amalric hardly dared to go to the ballet or opera. But nonetheless Amalric remained fascinated with mystery of the human voice, wondering where do these inhuman voices come from? And where in the body is the source of this unsettling anomaly of singing?
C’est presque au bout du monde stars acclaimed soprano Barbara Hannigan, offering a unique behind-the-scenes glimpse into her vocal artistry. In this stunning portrait Amalric captures the intimacy, beauty and expression of Hannigan’s extraordinary voice.

C’est presque au bout du monde is a creation of the 3e Scéne, the digital platform of the Opéra national de Paris, highlighting outstanding artists in music and dance disciplines.

 

IN THE NEWS

Le Monde
Rosita Boisseau and Marie-Aude Roux, 22 September 2015
“Mathieu Amalric a filmé comme un documentaire animalier – et c’est la partie la plus intéressante – le travail du son dans le corps d’une soprano. Entre douleur et jouissance, la mise en vibration, la lente (et pénible) ascension vers les aigus, bouche fermée, avant l’explosion de victoire : LA note puissamment projetée.
Amateurs de la Castafiore, il faudra attendre : la belle Barbara Hannigan est l’une de nos chanteuses les plus fréquemment déshabillées sur une scène. Et pour cause, cette immense artiste possède un corps de rêve comme en témoignent quelques incrustations de la Lulu (de Berg) mise en scène par Krzysztof Warlikowski. En pointes et tutu (impossible de ne pas penser à Natalie Portman dans le Black Swan, de Darren Aronofsky), la blonde Canadienne y incarne en effet une… ballerine.”

 

Paris Match
21 September 2015
“Portrait sensible d’une diva, la soprano Barbara Hannigan, ce film de Mathieu Amalric s’intéresse à la voix et au souffle. La caméra du réalisateur épouse les contours de la chanteuse dans un long crescendo pour donner à voir la naissance du chant. Fascinant.”

 

Allocine
27 September 2015
“Comme beaucoup de gens de ma génération, je n’ai presquepas osé approcher le ballet et l’opéra, arts trop nobles, croyais-je, a priori. Si ce n’est à travers les vinyles soviétiques Melodia de mes parents ou les souvenirs soporifiques de Lac Noisette ou autreCasse des Cygnes, forcé, enfant, d’accompagner ma mère au Bolchoï, dans mes jeunes années du Moscou brejnévien.
Alors que faire ?… Peut-être simplement partir d’une pure fascination physique de néophyte : d’où viennent ces voix inhumaines ? D’où, dans le corps, la troublante anomalie du chant prend-t-elle sa source, sa douceur et sa puissance ? La vibration, l’air, le son… Est-ce qu’entre le cri du bébé, l’envoûtement de la berceuse, l’effroi de l’héroïne hitchcockienne sous la douche, la respiration au travail ou les râles de la jouissance, Barbara Hannigan me soufflerait-elle la voie ?… ”

“Dans le court métrage C’est presque au bout du monde, “j’explore un mystère qui me fascine : d’où viennent ces voix inhumaines ? D’où, dans le corps, la troublante anomalie du chant prend-elle sa source ?” déclare dans sa lettre d’intention le réalisateur et comédien Mathieu Amalric.”

“Dans ce film d’un quart d’heure, réalisé dans le cadre de “3ème Scène”, la plateforme numérique de l’Opéra de Paris, il filme en effet la soprano Barbara Hannigan comme un mystère insondable… Un moment de grâce à découvrir….”

 

The New York Times
“Paris Opera introduces a Digital ‘Third Stage'”
article about the 3e Scène and its origins